Articles de presse

 « Mélanger les arts plutôt que les juxtaposer, tel est le défi que se sont lancés la bande de 10 artistes présents sur scène. Ainsi l’histoire est-elle parfois illustrée par des interludes musicaux et dansants, parfois est-elle soutenue, enrichie par les notes et les pas. L’accompagnement des trois comédiens et des trois danseurs par un quartet de musiciens est un véritable atout. Par leur interprétation vivifiante, ils font plus qu’accompagner, avec eux les arts se complètent, se répondent, vivent. Comédie, danse, musique, ce Huis Clos tient sa force de son équilibre. Malgré cela, une comédienne brille particulièrement, il s’agit de la metteure en scène Anne-Lore Leguicheux, elle incarne une charismatique Inès dont les mots deviennent musique alors que la pièce avance.

Un rideau blanc, un jeu de lumière, la scène divisée en trois, Huis Clos est un concentré d’idées où la scénographie se confond avec la mise en scène. C’est un spectacle audacieux à la frontière des arts qui ravira les amateurs de ce mélange des genres. »

Pourquelpublic.com – Octobre 2014

« La compagnie Les yeux qui sonnent nous livre une version moderne et originale du célèbre Huis-clos de Sartre. L’excellente idée est d’avoir doublé chacun des personnages par un danseur et deux danseuses et d’avoir mis sur scène côté cour des musiciens qui accompagnent ou ponctuent l’action. Quand la parole paraît ne plus suffire les danseurs prennent le relais, c’est alors le corps qui s’exprime, gestes saccadés ou doux, bondissant ou se laissant aller, sur des chorégraphies bien vues de Mélodie Décultieux. Ils jouent aussi derrière un voile blanc les actions terrestres que voient Estelle, Inès et Garcin. Ils apportent grâce et légèreté à l’ensemble, qui rejoint peut-être finalement par d’autres voies l’impression de Sartre d’avoir écrit une pièce drôle et non le drame qu’on y voit habituellement. Les comédiens font des compositions très justes des personnages. »

Reg’Arts – Octobre 2014

« S’aérer les neurones, sortir, voir de vrais acteurs sur une vraie scène autour de sujets qui seront toujours d’actualité à savoir la vie, son côté forcément un peu absurde et la mort. Mon coup de cœur de Novembre est « Huis Clos » de Sartre. Cette pièce donne à réfléchir et à apprécier ce que l’on vit et qui l’on est. Elle prête même à rire et à sourire dans la mise en scène brillante d’Anne-Lore Leguicheux. Car la version qu’en donne la Compagnie Les yeux qui sonnent, musiques et danses associés, apporte du pétillant, de la dynamique, du peps, bref de la vie. On ressort du petit théâtre à taille humaine A la Folie Théâtre, le sourire aux lèvres. Si vous êtes parisiens courez-y ! »

Vie pro – Vie perso – Novembre 2014

 

« On comptera pas moins de dix personnes sur scène ; trois comédiens, trois danseurs et quatre musiciens. Ce mélange des arts promet une adaptation originale. Chaque comédien a su apporter à ce texte son degré d’exigence. Luc Baboulène interprète un Joseph Garcin qui se révèle progressivement, d’un air calme au début il glisse vers l’angoisse et presque vers la folie tant l’adversité lui rappelle qui il est réellement. Hélène Bondaz livre une Estelle Rigault encore plus peste qu’on ne pouvait l’imaginer, pipelette, dépendante des autres pour assurer son existence et Anne-Lore Leguicheux – qui signe ici la mise en scène – propose un jeu intense pour une Inès Serrano arrogante, peu aimable mais terrifiée. A ces talentueux comédiens se joignent les danseurs livrant des chorégraphies gracieuses et élégantes pour visualiser les doubles maléfiques – que l’on comprend par leurs costumes rouge et noir mais également par l’habile jeu de lumières d’Elodie Murat – de nos personnages ainsi que leurs pensées les plus profondes qu’ils n’osent pas s’avouer au premier abord.

Ces danses sont interprétées sur des morceaux graves joués en direct par les quatre musiciens (piano, violoncelle, accordéon et guitare sèche). Un air redondant très profond intensifie le caractère oppressant du huis clos. Ce spectacle a vu le jour grâce à un financement participatif, le public était au rendez-vous aussi bien pour le soutenir mais aussi pour assister aux représentations, la compagnie Les yeux qui sonnent ne peut que s’assurer un bel avenir ! »

Les nouvelles de Paris – Novembre 2014

 

« […] Le « Huis Clos » que propose la Compagnie Les Yeux Qui Sonnent est complètement innovant et renouvelle avec bonheur ce drame grâce à une proposition artistique pluridisciplinaire pertinente.

Dans une scénographie qui installe les quatre musiciens à droite de la scène et derrière un rideau à gauche, les trois danseurs, symbolisant chacun le double d’un des trois personnages, venant se mêler parfois à l’espace de jeu, ou dansant pour symboliser les proches des trois protagonistes qui les voient vivre et les observent au loin. Tout est fait avec une belle virtuosité et une synergie impressionnante, porté par une musique magnifique.

[…] La mise en scène inspirée, audacieuse et étonnamment mature d’Anne Lore Leguicheux impressionne comme elle est toute aussi bluffante dans le rôle d’Inès qu’elle maîtrise avec une présence inouïe et une implication qui donne le ton de cette confrontation à l’atmosphère tendue.

Plus la pièce avance, plus la tension créée par le jeu, la musique et la danse s’accentue, les trois disciplines se fondant dans un parfait équilibre pour mettre admirablement en valeur le texte percutant (qui n’a pas pris une ride) du chef d’œuvre de Jean-Paul Sartre.

Une très belle réussite et une jeune compagnie éminemment prometteuse. »

Froggy’s Delight – Septembre 2015

« Une adaptation originale de « Huis Clos », signée Anne-Lore Leguicheux, qui sous le signe des arts, mêle la danse, la musique et le théâtre des mots à l’esprit de Sartre.

À chacun son danseur : Mélodie Decultieux, Juliette Brulin, Maxim Campistron épousent respectivement le corps « astral » d’Inès, Estelle et Garcin et dansent leurs maux sous les accords d’une musique créée dans le cadre de cet événément et écrite par les musiciens eux-mêmes. L’inconscient en mouvement et en musique aux portes de l’enfer… Réaliste ? Absurde ? Sartre aurait-il sauté de son fauteuil ? Moi, je m’y suis enfoncée avec plaisir. Une version contemporaine très artistique. »

Coup2Théâtre – Septembre 2015

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